L’AI Act ne concerne pas que les entreprises qui développent des modèles d’IA. Il concerne aussi celles qui les déploient, et dans le monde du CRM, c’est presque tout le monde. Dès lors qu’un chatbot répond à un client, qu’un assistant virtuel qualifie un lead ou qu’un agent conversationnel interagit avec vos contacts, l’Article 50 s’applique.
La plupart des équipes CRM n’ont pas encore cartographié leur exposition. Et comme pour le pixel tracking email en juillet, ni Adobe Campaign ni Salesforce ne font quoi que ce soit nativement pour vous mettre en conformité.
L’Article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle impose des obligations de transparence aux fournisseurs et déployeurs de systèmes IA en interaction avec des utilisateurs dans l’UE.
Point souvent mal interprété : l’AI Act ne vous oblige pas à étiqueter chaque email marketing assisté par IA. Un email commercial n’est ni un deepfake ni un contenu publié « pour informer le public sur des sujets d’intérêt général ». Ce qui est obligatoire, c’est la déclaration des systèmes IA en interaction directe avec vos contacts.
La question à se poser pour chaque outil de votre stack : est-ce qu’un client ou un prospect interagit directement avec ce système sans savoir qu’il s’agit d’une IA ?
Adobe Campaign Classic et Campaign v8 ne proposent aucune fonctionnalité native pour gérer la conformité Article 50. Pas de paramètre de déclaration IA, pas de template de mention automatique, pas d’audit des interactions IA dans les workflows. Si vous utilisez des modules IA tiers connectés à Campaign, la responsabilité de la déclaration reste entièrement la vôtre.
Salesforce a intégré Einstein dans la quasi-totalité de ses produits, prédiction d’engagement, génération de contenu, scoring de leads, Einstein Bots. Aucun de ces modules ne gère automatiquement la déclaration Article 50 pour vous. La mise en conformité des bots et agents déployés auprès de vos clients reste à votre charge.
La responsabilité de l’Article 50 incombe au déployeur, c’est-à-dire vous, pas Adobe, pas Salesforce. La mise en conformité est un chantier que vos équipes doivent piloter.
La bonne nouvelle : contrairement au pixel tracking, la mise en conformité Article 50 sur les chatbots est techniquement simple. Une mention dans le premier message d’un bot, ce n’est pas six semaines de développement. C’est une configuration.
La vraie difficulté est organisationnelle. Qui est responsable de cette cartographie dans votre organisation ? Le marketing qui utilise les bots ? La DSI qui les héberge ? Le DPO ? Comme je l’ai décrit dans mon article sur la crise organisationnelle du pixel tracking, la réglementation ne crée pas les problèmes, elle rend visibles ceux qui existaient déjà.
La question à poser en réunion d’équipe cette semaine : « Quels outils dans notre CRM interagissent directement avec nos contacts sans se déclarer comme IA ? » Si personne ne sait répondre en moins de cinq minutes, vous avez votre priorité.
The AI Act doesn't only concern companies that develop AI models. It also concerns those that deploy them, and in the CRM world, that's almost everyone. As soon as a chatbot responds to a customer, a virtual assistant qualifies a lead, or a conversational agent interacts with your contacts, Article 50 applies.
Most CRM teams haven't yet mapped their exposure. And just like the email tracking pixel in July, neither Adobe Campaign nor Salesforce do anything natively to help you comply.
Article 50 of the EU AI Act (Regulation (EU) 2024/1689) imposes transparency obligations on providers and deployers of AI systems that interact with users in the EU.
A commonly misunderstood point: the AI Act does not require you to label every marketing email written with AI assistance. A commercial email is neither a deepfake nor content published "to inform the public on matters of public interest". What is mandatory is the declaration of AI systems in direct interaction with your contacts.
The question to ask for each tool in your stack: does a customer or prospect interact directly with this system without knowing it's an AI?
Adobe Campaign Classic and Campaign v8 offer no native functionality for managing Article 50 compliance. No AI declaration setting, no automatic disclosure template, no audit of AI interactions in workflows. If you use third-party AI modules connected to Campaign, responsibility for the declaration remains entirely yours.
Salesforce has integrated Einstein across virtually all its products, engagement prediction, content generation, lead scoring, Einstein Bots. None of these modules automatically handle the Article 50 declaration for you. The compliance of bots and agents deployed to your customers remains your responsibility.
Article 50 responsibility falls on the deployer, that's you, not Adobe, not Salesforce. Compliance is a project your teams must drive.
The good news: unlike pixel tracking, Article 50 compliance on chatbots is technically straightforward. A disclosure in the first message of a bot is not six weeks of development. It's a configuration.
The real difficulty is organisational. Who is responsible for this mapping in your organisation? The marketing team that uses the bots? The IT department that hosts them? The DPO? As I described in my article on the organisational crisis of pixel tracking, regulation doesn't create problems, it makes existing ones visible.
The question to ask in your team meeting this week: "Which tools in our CRM interact directly with our contacts without identifying themselves as AI?" If nobody can answer within five minutes, you have your priority.
Cartographie des systèmes IA en interaction avec vos contacts, évaluation de l’exposition, plan de mise en conformité. Cadrage gratuit, sans engagement.
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